Entrevue avec Louise McIntyre


Entrevue avec Louise McIntyre

Dans cette série d’entrevues, nous souhaitons vous présenter, un peu plus en détail, les membres de notre conseil d’administration (CA). Les membres du CA s’assurent de la bonne direction et d’une saine gestion de Copibec. Nous pouvons compter sur leurs différentes expertises pour protéger les intérêts de la société de gestion et, surtout, ses nombreux membres.



Bonjour, Louise ! Pour les gens qui ne vous connaissent pas, je me demandais si vous pourriez nous faire un résumé de votre expérience professionnelle ?

Mon expérience professionnelle s’est construite au sein d’IBM et Microsoft, plus particulièrement en vente auprès des clients commerciaux du Québec. Directrice de clients majeurs chez Microsoft pendant 16 ans, j’ai collaboré avec les hauts dirigeants à réaliser leurs projets de transformation grâce à l’adoption des nouvelles technologies. Précédant ceci, j’ai occupé des postes en développement des affaires pour ouvrir le marché des entreprises québécoises pour Microsoft. En début de carrière chez IBM et ensuite Microsoft, j’ai exercé divers rôles comme spécialiste en technologie en appui aux équipes de ventes pour des initiatives stratégiques.

Aujourd’hui, avec mon expertise en ventes et gestion des clients, je conseille les petites entreprises sur des projets innovants. Je m’investis également dans l’écosystème des startups québécoises et j’y fais aussi de la gouvernance.

Pourquoi avez-vous décidé de vous impliquer sur le conseil d’administration (CA) de Copibec ?

En explorant l’opportunité de m’impliquer au sein du CA de Copibec, j’y ai trouvé une opportunité exceptionnelle de pouvoir contribuer à un organisme dans lequel je crois et avec lequel j’ai de fortes affinités, tant personnelles que professionnelles.

Tout d’abord, je valorise la mission de Copibec, soit de permettre aux créateurs d’œuvres protégés par la Loi sur le droit d’auteur d’être justement rémunérés et faire progresser le respect du droit d’auteur. 

Ayant réalisé ma carrière à la croisée des affaires et de l’innovation, où il était question d’exploiter commercialement des logiciels protégés par les droits de propriété intellectuelle, le respect des droits des créateurs a toujours été au cœur de mes actions.


C’est une réalité que je comprends et dans laquelle j’ai développé de l’expertise que je souhaite partager.

Ce qui m’a aussi motivé à vouloir m’impliquer fut l’équipe de Copibec et les membres du CA qui ont démontré une grande ouverture et capacité de s’adapter aux réalités changeantes de leur milieu. Ils ont une préoccupation forte de créer de la valeur pour Copibec afin d’assurer la pérennité et le développement de cette organisation.

On m’a d’abord partagé la décision d’ouvrir des postes cooptés au CA pour accueillir des gens provenant de milieux différents afin d’avoir de l’expertise complémentaire. Plusieurs profils avaient été identifiés, dont celui en développement des affaires auquel je corresponds. Je valorise cette approche, car la richesse du partage élève tout le monde, d’autant plus qu’il s’agit d’une meilleure pratique en gouvernance contemporaine.

Ensuite, on m’a présenté une nouvelle initiative chez Copibec pour la mise en œuvre d’une pratique de développement des affaires. J’ai été impressionnée par la portée de ce projet et ça m'a tout de suite emballée.  Au-delà de vouloir développer de nouveaux clients, Copibec cherche à faire évoluer son modèle de licence dans le but de s’adapter à l’arrivée de l’IA. Avec l’IA, l’accès au contenu est de plus en plus ouvert ce qui donne l’apparence qu’on peut consommer ce contenu sans aucune redevance aux créateurs.  Le respect des droits d’auteurs est davantage en péril.  Copibec a donc entrepris des travaux pour développer de nouveaux types de licences venant compléter les modèles existants et qui lui permettront de s’aligner à ces nouveaux usages de contenu afin d’assurer que les ayants droits soient rémunérés à leur juste valeur. Il s’agit d’un projet d’envergure pour contribuer à régler un enjeu sociétal et culturel majeur auquel je tiens à participer activement. Avec mon expertise en accompagnement sur des projets de transformation précipitée par des virages technologiques, je suis prête à soutenir l’équipe dans l’élaboration de solutions durables.

Est-ce que quelque chose vous a particulièrement marqué ou appris, à la suite de votre implication ?

L’accueil chaleureux que j’ai reçu m’a beaucoup marqué. L’équipe Copibec et les membres du CA sont avant tout des gens avec de grandes qualités humaines. C’est aussi fascinant pour moi de découvrir leurs divers milieux, que ce soient les écrivains, éditeurs de livres, artistes en arts visuels, journalistes pigistes ou maisons d’édition de périodiques.

Du point de vue professionnel, ce groupe apporte des compétences de haut calibre dans leurs domaines d’expertise respectifs. Ce sont des gens pleinement engagés envers Copibec. Il s’agit d’un CA où tous sont ouverts et contributifs et agissent de façon indépendante. Ceci favorise des discussions riches avec diverses perspectives qui contribuent à la prise de décision éclairée.

En tant que membre du comité Développement des affaires, j’ai aussi constaté à quel point Copibec relève vraiment bien le défi d’adoption de l’IA. Je suis privilégiée de prendre part aux discussions.

Un élément primordial est celui de faire valoir l’aspect d’appartenance des droits d’auteurs aux créateurs du contenu et non aux créateurs des solutions qui ont leurs propres droits de propriété intellectuelle.

Copibec exécute ceci avec brio en créant un climat de confiance qui favorise des interactions mutuellement bénéfiques pour trouver des solutions gagnantes à long terme.


Vu que Copibec est très présent dans le milieu du livre, est-ce que vous auriez une suggestion de lecture pour notre auditoire ?

J’adore la lecture et je suis toujours impressionnée par les choix qui s’offrent à nous.

Ça demeure une préférence personnelle bien sûr, mais je choisis souvent des romans fictifs qui ont le potentiel de me faire réfléchir et voir les choses autrement. J’apprécie aussi quand les histoires aident à mettre des mots sur ce que l’on ressent.

Mon moment de lecture est en soirée pour déconnecter et me détendre. J’ai récemment lu Des nouvelles de Martha de Marie Laberge. Il s’agit d’un roman épistolaire, un recueil de lettres écrites de 2009 à 2011 et postées à plus de 100,000 personnes inscrites à raison de deux lettres par mois. Ce roman offre de belles réflexions sur la famille et la vie. Martha, le personnage fictif qui écrit les lettres, est très humaine et fort attachante.


Merci à Louise McIntyre pour le temps accordé lors de cette entrevue.